Créer le lien de confiance

Par l'écoute active et l'observation, en s'adaptant, en suivant le rythme des apprenant.e.s et en s'assurant d'être bien compris, l'éducateur.trice spécialisé.e tisse un lien qui contribue à la réussite de ses interventions.

Réal Leblanc, conseiller en engagement communautaire et en développement de la jeunesse, Institut Tshakapesh

ACCOMPAGNER ET SOUTENIR 

Entre autres actions, les agent.e.s de liaison prennent en charge la sensibilisation du personnel scolaire, organisent des activités collectives d’ouverture aux cultures autochtones et font le lien avec la communauté. Rendre visibles les élèves autochtones dans leur environnement est au cœur de leur fonction.

Vicky Arseneault, agente de liaison & orthopédagogue, école Monseigneur-Labrie

LEXIQUE français-innu

Les domaines d’études spécialisées présentent des concepts abstraits et une terminologie souvent complexe pour les apprenant.e.s innu.e.s. Une ressource accessible de façon autonome aide à la compréhension tout en prenant en compte des caractéristiques de l’étudiant.e innu.e.

Julie Maltais, conseillère pédagogique, cégep de Baie-Comeau
Hélène St-Onge, gestionnaire en culture et langue, Pessamit
Stéphanie Nanipou, étudiante en éducation spécialisée, cégep de Baie-Comeau

RÉFLEXION sur l’évaluation

En parlant d’évaluation, on ne peut passer sous silence l'impact de l’échec dans le processus d’apprentissage. Voir l’évaluation autrement, en considérant la situation de l'élève, contribue à la réussite. Plusieurs ajustements sont possibles.

Nathalie Gauthier, orthopédagogue, CFP de Sept-Iles
Josée Fortin, conseillère pédagogique, CSS du Fer
Michela Fox, directrice, école du Boisé

SOUTENIR la réussite

Savoir-être, ensemble. Le groupe et sa valorisation permettent d’aller au-delà des systèmes conventionnels. Les traditions inspirent à donner sans retenu. La réussite prend un autre sens, mais contribue néanmoins à la diplomation du plus grand nombre.

Christian Vachon, agent de liaison, Centre Mitshapeu
Gilles Larouche, directeur, Centre Mitshapeu

Travail social

L'apparence est parfois trompeuse. Pour aider l’apprenant.e à se situer, à voir son cheminement dans un ensemble, il faudra faire le pont, créer des liens, être médiateur.trice.

Bianca Grégoire, agente de liaison, FGA, CSS du Fer

Intervention psychosociale

Une approche holistique

Pour favoriser l’engagement, les intervenant.e.s organisent des activités de rencontre et de partage, accompagnent et soutiennent les étudiant.e.s dans leurs réalités respectives. Des sorties en territoire et des ateliers sont offerts. Au-delà de l’enseignement, les organisations travaillent de concert pour offrir un environnement épanouissant.

Manon Rock, intervenante, CRÉA Pessamit
Isabelle Jourdain, enseignante en langue et culture, CRÉA Pessamit

LANGUE et CULTURE

Développer le sentiment d’appartenance

Innu-aitun; innu-aimun. Deux concepts qui transcendent l’identité innue. Pour opérationnaliser la sécurisation culturelle, on propose des activités pratiques ancrées dans les traditions, tout en collaborant avec des expert.e.s culturel.le.s. C’est en étant à l’écoute de la communauté que l’enseignant.e assure une éducation culturelle complémentaire à l’école.

Isabelle Eliott, enseignante, Essipit – école Marie-Immaculée 

Pascale Chamberland, services éducatifs, Essipit

Comité d’ACCUEIL

Un rayonnement au sein de l’institution

C’est en transformant l’institution que la sécurisation culturelle devient un objectif commun. La prise en charge collective assure une responsabilité partagée. Soutien à l’intégration; soutien pédagogique; adaptation des contenus de formation; sensibilisation et revitalisation culturelle; mise en valeur de l’éducation : tout est mis en œuvre pour répondre aux besoins exprimés par la communauté.

Myriam Charbonneau, aide pédagogique, cégep de Baie-Comeau 
Roland Morin, directeur des études, cégep de Baie-Comeau

AMÉNAGEMENT D'UN LOCAL
POUR LES ÉTUDIANT.E.S INNU.E.S

Tenir compte des attentes des étudiant.e.s, c’est réfléchir aux enjeux dans une vision globale et actualiser l’analyse des besoins dans le temps. Un lieu précis risque la marginalisation, mais permet de se poser, de se reposer et de parler sa langue, forgeant un sentiment d’appartenance. La question est complexe, les réponses, multiples.

Lysandre St-Pierre, cégep de Baie-Comeau
Christine Couture, UQAC
Marie-Marthe Malek, cégep de Sept-Îles
Pierre-Étienne Beausoleil, cégep de Sept-Îles
Caroline Talbot, Institut Tshakapesh
Myriam Charbonneau, cégep de Baie-Comeau
Marie-Ève Vaillancourt, cégep de Sept-Îles

Trousse pour INTERVENANT.E.S allochtones

S’adapter aux élèves

Outil visant à répondre aux inquiétudes du personnel allochtone, la trousse offre des ressources et des activités de coformation pour le développement de compétences des enseignant.e.s et intervenant.e.s en contexte interculturel. Trois axes : savoir-être; savoir-faire et savoirs. Dix activités.

Caroline Talbot, consultante, Institut Tshakapesh

SENSIBILISER aux réalités autochtones

Cours optionnel en sciences humaines

Créer des liens, déconstruire les stéréotypes. En option ou intégré formellement dans les programmes de formation, ce cours permet de sensibiliser impérativement le plus grand nombre, le plus tôt possible, aux réalités autochtones. Par le développement de compétences culturelles, on favorise la reconnaissance des biais inconscients et le cheminement vers une réelle communication interculturelle.

Lysandre Saint-Pierre, enseignante en sciences humaines, cégep de Baie-Comeau

Formation PROFESSIONNELLE

« Privilégier l’observation et la pratique » pour mettre rapidement la théorie en pratique. L'ensemble des formateur.trice.s s'entend sur ce principe. On tente de créer un environnement d’apprentissage misant sur l’entraide et l’esprit d’équipe. On encourage les échanges en innu.

Cédric Plourde, enseignant, CFP, CSS du Fer
Clifford Cox, enseignant, Centre Mitshapeu
Audrey-Lise McKenzie, étudiante, Centre Mitshapeu

Approche BILINGUE

Les apprentissages formels doivent se faire aussi en innu. Idéalement, l’enseignant.e et/ou l’assistant.e pourra expliquer certaines choses dans la langue maternelle des apprenant.e.s. Ici, l’innu permettra d’établir des fondations solides pour la suite des apprentissages, même en français.

Sandrine Umunoza, orthophoniste, Cabinet d’orthophonie L’Envol

COLLABORATIONS ACCOMPAGNEMENT

Inciter à la réflexivité

L'accompagnement repose sur l’équité dans les relations. L’expertise des intervenant.e.s du terrain doit être reconnue et valorisée. Au-delà de l’école, c’est l’ensemble des services qui pourra déployer diverses expertises pour faciliter la mise en place de solutions créatives pensées par et pour la communauté.

Vanessa Ratté, coordonnatrice des services éducatifs, Institut Tshakapesh

CONSEILS et ORIENTATION
Une relation sécurisante

Entre le soutien individuel (relation, acceptation et engagement) et collectif (sentiment d’appartenance et communication interculturelle), les conseillers en orientation œuvrent dans l’ouverture et le partage. L’accompagnement s’effectue à la recherche d’un point d’équilibre entre les services et la vie étudiante.

Julie Dubé, conseiller en orientation, UQAC, Pavillon Alouette
Renée-Claude St-Onge, conseillère en orientation, CRÉA Pessamit

APPROCHE COMMUNAUTAIRE
_3 petits pas – Atelier Parent-Enfant

Services intégrés offerts en collaboration avec l’Institut Tshakapesh dans la communauté de Matimekush–Lac-John. Les spécialistes déploient une approche communautaire incluant de la formation et de l’accompagnement menant à une action personnalisée, hors du modèle médical.

Sandrine Umunoza, orthophoniste, Cabinet d'orthophonie L'Envol

Conscience PHONOLOGIQUE

Écoute /attention /mémoire

Dès le plus jeune âge, on prépare les enfants à lire et à écrire en développant leur conscience phonologique. Des activités et d'autres éléments culturellement signifiants, appuyés de leur nomination en langue maternelle, assurent la résonance des concepts et une articulation adéquate.

Josée Fortin, conseillère pédagogique, CSS du Fer

Vaincre les PRÉJUGÉS

Pour assurer le bien-être des élèves innu.e.s dans l’école, il faut commencer par contrer la méconnaissance, susciter la réflexion pour reconnaître ses propres préjugés et ensuite contribuer au développement collectif. Les enseignant.e.s, autant que les élèves, bénéficieront d’un environnement culturellement sécuritaire.

Vicky Arseneault, agente de liaison & orthopédagogue, école Monseigneur-Labrie

Programme court en ÉDUCATION PRÉSCOLAIRE en contexte autochtone

La création d’un programme court de premier cycle est un moyen de répondre aux besoins de formation des communautés des Premières Nations. On pourra développer conjointement des cours intégrant les perspectives autochtones et déployer des pédagogies autochtones dans la formation, ajuster les horaires et/ou faciliter le pas vers la formation à l’enseignement.

UQAC_PCEPCA affiche.pdf

Sylvie Pinette, directrice des services éducatifs, Institut Tshakapesh
Elisabeth Jacob, professeur en éducation préscolaire, UQAC

POÉSIE EN CLASSE DE FRANÇAIS

En collaborant avec des organismes externes, il est possible d’offrir aux élèves des sources d’inspiration authentiques en accueillant dans la classe un.e auteur.e des Premiers Peuples. Des références signifiantes pour les élèves font ressurgir les identités culturelles, favorisent la reconnaissance et valorisent nos contemporain.e.s.

Marie Gagnon, enseignante en français, Institut d’enseignement de Sept-Îles

Les COLLABORATIONS

Des programmes à l'écoute des communautés et des milieux sont mis en place afin de répondre aux besoins ciblés. Un dialogue de tous les instants permet aux organisations de démocratiser les formations et d’ajuster les approches. La complémentarité des expertises contribue à la création d’un contexte d’apprentissage favorable à la persévérance et à la réussite des étudiant.e.s des Premiers Peuples.

Christian Vachon, agent de liaison, Centre Mitshapeu
Gilles Larouche, directeur, Centre Mitshapeu

FGA Partir de nous-mêmes

Un lieu aménagé pour vivre la culture et des programmes intégrant l'innu-aimun : l'affirmation de l'identité culturelle sur tous les plans vise à garder les étudiant.e.s motivé.e.s. Dans un processus de prise en charge, l’organisme met en place un environnement stimulant, valorisant les efforts et soutenant la réussite.

Marie-Josée Simard, directrice, CRÉA Pessamit
Isabelle Jourdain, enseignante en langue et culture, CRÉA Pessamit

SENS Une approche favorisant l’intégration des langues et des cultures

Pour favoriser la transmission des savoirs, particulièrement en langue et culture, on devra préalablement valoriser les identités. Les parents et la famille élargie participeront à leur mesure. La proximité de la nature permettra de vivre le territoire et les jeux libres soutiendront le développement des compétences sociales.

Marie-Ève Gagnon, enseignante, école Roger-Martineau
Jessy Boisvert, orthophoniste – intervenante psychosociale, Cabinet d'orthophonie L'Envol
Sandrine Umunoza, orthophoniste, Cabinet d'orthophonie L'Envol

TREMPLIN DEC

Faciliter la transition

Le cheminement Tremplin DEC – Premières Nations facilite le passage aux études collégiales. On ajuste les parcours en fonction des besoins et des objectifs de chacun tout en assurant un soutien et des ressources adéquates. Les difficultés inhérentes à la langue première sont prises en compte.

Marie-Ève Castonguay, conseillère en orientation, cégep de Baie-Comeau
Camille Robidoux-Daigneault, enseignante en littérature, cégep de Baie-Comeau
Renée-Claude St-Onge, conseillère d’orientation, CRÉA Pessamit